ELOGE DU LONTAIN
Dans la source de tes yeux
vivent les nasses des pêcheurs de la mer délirante
Dans la source de tes yeux
la mer tient sa parole.
J'y jette,
coeur qui a séjourné chez les humains,
les vêtements que je portais et l'éclat d'un serment:
Plus noir au fond du noir, je suis plus nu.
Je ne suis qu'une fois renégat, fidèle.
Je suis toi, quand je suis moi.
Dans la source de tes yeux
je dérive et rêve de pillage.
Une nasse a capturé dans ses mailles une nasse:
nous nous séparons enlacés.
Dans la source de tes yeux
Un pendu étrangle la corde.
ELOZH I LARGËSISË
Në burimin e syve të tu
si detra dallgësh plot stuhi,
lundrojnë rrjeta peshkatarësh.
Në burimin e syve të tu
deti mban premtimn‘ e tij.
E unë hedh mes dallgesh
zemrën time rritur mes të gjallësh,
rrobat e trupit e verbimn’ e një betimi :
Në fundin e zi të thellësirës,
Ndihem dhe më tepër lakuriq.
E kësaj here jo renegat po besnik
se unë jam ti, kur unë jam unë.
Në burimin e syve të tu
unë humbas toruan,
ëndërroj të plaçkis.
Një rrjetë u pleks me një tjetër rrjetë :
Dhe po u ndamë, s'do shqitemi kurrë.
Në burimin e syve të tu të larmë
një i varur në grykë shtrëngon litarë ...
Shqipëroi Simbad Detari
***
Lambi, Aitaren, Aloredelam
des noms qui ne sont que des reflets sur la pierre de la vie,
lambi à l'oreille de la musique de l'immensité,
de racine basque sur les rives de la méditerranée,
il peint avec toutes les ressources d'un imaginaire
nourri aux sources des ailleurs.
La poésie, la quète intérieure
sont au coeur d'un 'tout-monde'
qui ouvre
et reconnait le sens intime de l'homme ...
http://aloredelam-poesie.blogspot.com/
Peinture aquarelle et poeme de Lambert Savigneux
LA JUPE D' EGLANTINE
nue
grise payne
ta jupe vapeur d'églantine
enrose mes narines
élégante
feuille d'or fleur de lin
hirondelle muette les ailes dépliées
le petit noeud lacé filé
m'attache m'entache
enlace
en croisée raide sur tes épaules
la pente entravée de musc
douce
deux filins de nuit
tombent comme une caresse
maillée tissée
de tes seins à l'anche
à l'onde de ta soie
t'embrume de côte marine
t'habille comme un cil d'un brin de moue
le pli susurré
embaume la couleur
unie à la toile
à la peau transpirée
au croisement de l'arche attifée
pointillée
parfumée
sur ton corps aurifère
amphore à l'ambre du désir