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SIMBAD

Le voyage pour moi ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comble de connaitre sans cesse autre chose. C'est demain, éternellement demain ...

Sept nuits à St. Julian's

Publié le 20 Septembre 2006 par SIMBAD in NOSTALGIE ( Nostalgji )

          
                             ( Photo - Simbad ) 
  

                 Sept nuits à St. Julian's ...

                       ( Histoire vécue - écrit par Simbad )


... Le soleil était en train de se coucher en peignant en rouge l'horizon et, la surface plate de l'île reflétait une couleur entre l'argent et le cuivre. Et, pendant que l'avion atterrissait sur Malte, en faisant au-dessus de la mer une forte courbe pour rejoindre l'aéroport de Luqa, j'ai senti mon cœur battre très fort. Mon Dieu ! J'étais vraiment, finalement, à Malte ? Sur cette île que j'avais rêvé de visiter, pendant toute ma vie ?... C'était celle-ci l'île, le pays de Nirvana, la fille de mon premier amour ? Habitait-elle là ? Y avait-elle sa maison ? Est-ce de là qu’elle m'écrivait et m'envoyait ses lettres qui avaient fait la joie de ma jeunesse déjà passée ? C'était cela l'île qui m'avait fasciné pour des années et des années, comme s'il s’agissait de la "Terre Promise" ?

J'étais parti de Paris deux heures avant et voilà, j'étais en train de mettre pied sur Malte. L'avion avait atterri doucement lorsque que j'étais prêt à sortir, descendant de l'escalier, sur mon visage j'ai senti une vague d'air chaud. C'était l’automne, mais l'été était encore là avec sa chaleur de mer méditerranée cependant que, sur la capitale française il pleuvait, en ayant froid, je portais encore sur mes épaules mon "blouson rouge ".À la sortie de l'aéroport m'attendait Alfred, un ami maltais que j'avais connu par internet, justement à cause de mon attachement à cette île. Après nous être salués et embrassés, je suis monté dans sa voiture et ensuite, nous sommes partis pour rejoindre St. Julians's, là où se trouvait mon auberge. Entre temps, je regardais curieusement à gauche et à droite de la route. Devant moi passaient des petites collines, des maisons, des figues d'Inde, des gens qui marchaient et des panneaux écrits dans une langue que je ne connaissais pas. Et, ensuite, la mer : une mer bleue, trop bleue ...

- C'est Malte ? C'est vrai que je me trouve à Malte ? - j'ai demandé à Alfred en sautant comme un enfant joyeux, et lui, en souriant, m'a regardé avec un air de surprise.

- Oui !... C'est Malte ! - répondit-il.

... J'étais parti de France avec deux "objectifs" : découvrir Malte, l'île de mes rêves et de mes souvenirs de jeunesse et, s'il était possible, te rencontrer, toi, Nirvana. Te rencontrer, vingt cinq ans après une longue amitié née d'une intense correspondance, sans t'avoir jamais ni vue, ni rencontrée. Donc, je venais sur cette île pour te chercher. Je dis pour te chercher, parce que je connaissais déjà ta "décision" de tout rompre. Rompre cette amitié qui nous a tenue liés pendant à peu près dix ans. Dix ans de notre jeunesse, peut-être la plus belle période de ma vie. Mais, entre temps, j'étais aussi préparé pour le pire : c'est à dire ne te pas rencontrer. Mais je ne voulais pas accepter cette idée. Je disais en moi-même : On ne sait jamais !...

Car, je n'avais aucune adresse de toi. Je savais seulement que peut-être tu habitais dans la ville de San - Swann. J'avais reçu pour la dernière fois, il y avait déjà dix ans, un seul courrier de toi ( en réponse de plusieurs miennes ou je cherchais à continuer de t'écrire comme avant ) où tu me répondais que mon idée n'était pas bonne car, déjà tu étais mariée, et nous n'étions plus jeunes, comme avant.

J'avais observé que le timbre de l'enveloppe, qui portait ton courrier, avait le cachet de cette ville, San-Gwan. Mais, hélas, l'enveloppe derrière n'avait aucune adresse d'expéditeur. J'ai compris que tu ne voulais la mettre pour garder ton anonymat. C'était tout. Entre temps, pour m’assurer dans mes recherches déjà prévues en cas de défaite, j'avais pris les deux anciennes adresses, c'est-à-dire celle de la maison de Sliema où tu habitais quand tu étais jeune et, l'autre où tu avais habitée déjà mariée, il y avait des années, dans la ville de Msida.

… Mais comment commencer mes recherches, et où ? Comment trouver une femme portant ton nom de mariage "Murg", alors que dans cette île il y a presque un millier de personnes qui portaient le même nom ? C'était vraiment, une Mission impossible ! Malgré ça, même si je me sentais profondément déchiré entre l'optimisme et le pessimisme, je me consolais : peut-être aurais-je de la chance ; ou bien je serais aidé par ma profession en tant que journaliste. Je ne savais pas pourquoi, mais parfois je me sentais si convaincu d'avoir cette capacité de chercher, de te trouver, de réussir dans cette entreprise ...

... Et, pendant que la voiture parcourait la côte, je vivais entre ces pensées et la beauté de la côte. Enfin, pour me débarrasser de ces mauvaises idées, j'ai affûté mon regard en contemplant la mer ! Il y avait deux mois, j'étais dans un autre pays qui se trouve au bord de la même mer. À Vlora, ma ville natale. Après dix jours de congés en Italie, j'avais débarqué dans mon pays, en Albanie.

                         (Pour lire la suite, cliquez sur le lien en bas)

                                   http://amarus.over-blog.com/

 

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