LE GOLF DE VLORA
composé de 130 chapitres, entre autres décrivant aussi le littoral de la mer méditerrané et la côte albanaise (chapitre 55). Un chapitre est consacré à la côte de Himara jusqu'à Avlona (Vlora). D'après ces notes Himara est situé sur une colline à deux milles de la mer. Le village de Himara est surplombé par le château appartenant au sandjak de Jannina. A l'ouest de ce château serpente le grand fleuve alimenté été comme hiver en eau. A l'est se trouve le port de Punar (Panorama ?) également surnommé le "Port des lièvres". A vint cinq milles en direction de Vlora se profile l'île de Sazana (Sazan) ou s'écoule côté oriental une source d'eau potable et ou subsistent les ruines d'une église. Le fond rocheux, les hauts fonds en rendent l'accostage difficile. Face à l'île a une distance de quatre milles se découpe la cote a albanaise de Karaburum et à une distance de dix-huit milles se profile la ville de Vlora. L'approche de Vlora est conditionnée par la navigation sur la lagune. Seuls les petits navires parviennent à s'y déplacer en tenant compte des bancs de sable. Cette lagune prolifère en poissons. A six milles au Sud Est de Vlora se déverse l'Iring Suyu, appelé Pareau. Son débit alimente des réserves d'eau potable, retenues par le banc de sable Vaskalon (Orikum) auxquelles viennent s'alimenter les soldats. Au nord Ouest de Vlora les bateaux circulent dans l'estuaire du Viyusa (Vjosa) des lors que les bancs de sable ont été dispersés par les eaux tumultueuses du fleuve.
( ?-1554 )
Navigateur ottoman.
Il est connu par ses cartes mondiales et son livre de navigation.

Pirî Reis était un grand navigateur et un bon dessinateur de carte. Il a dessiné les lieux qu'il a visités et a rapporté leurs particularités historiques et géographiques, à partir de ses propres observations, en tant que navigateur et pirate, ainsi que de sources étrangères. Dans la première partie écrite en vers de son livre "Kitab-i Bahriye" où figurent toutes les informations concernant la navigation, il présente, après les explications générales, les îles de l'Egée et de la Méditerranée et souligne l'importance des observations et des expériences concernant la navigation. Après la présentation des définitions de l'orage, des types des vents, de la boussole et de la carte, il explique la proportion des mers et des terres couvrant la surface du monde. Dans son oeuvre, il rapporte en détail le progrès et les découvertes des navigateurs portugais, les vents sur les mers chinoises, l'océan indien, la Méditerranée , la mer Égée et le golfe persique ainsi que l'océan atlantique.
La partie écrite en prose contenant les cartes, forme le texte principal de l'oeuvre. Dans cette partie se présentent des informations historiques et géographiques sur les Dardanelles, les côtes et les îles d'Egée, les côtes de la mer Adriatique, le midi de la France , l'ouest de l'Italie, les côtes de l'Est du Portugal et sur les îles les entourant. Ensuite les côtes de l'Afrique du Nord, de Palestine,
de Syrie, de Chypre et les côtes anatoliennes jusqu'à Marmaris. Il affirme qu'il se sert, lors du dessin de sa première carte en 1513, de la carte d'Amérique de Christophe Colomb, dessinée en 1498, et des celles des Portugais et des Arabes. Le fragment qui nous reste de sa carte montre les côtés de l'Europe et de l'ouest de l'Afrique, l'océan atlantique, les îles caraïbes, le centre et le sud de l'Amérique. Un autre fragment, de la deuxième carte qu'il a dessiné en 1528, représente la partie nord-ouest du monde, le nord océan atlantique, les côtes nouvellement découvertes de l'Amérique du nord et centrale, et la les côtes à partir du Groenland jusqu'en Floride. Après les dernières découvertes Les îles et les côtes sont dessinés plus précisément. Les lieux qui ne sont pas découverts sont laissés en blanc sur la carte. La deuxième carte d'échelle plus grande et plus développée par rapport à la première est l'exemple le plus représentatif des techniques de l'époque.