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SIMBAD

Le voyage pour moi ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comble de connaitre sans cesse autre chose. C'est demain, éternellement demain ...

Guillaume Apollinaire

Publié le 27 Septembre 2007 par SIMBAD in POETES & POEMES ( Poetë & Poezi )

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Mon très cher petit Lou je t'aime *
 

Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime
Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître 
je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime
Fesses exquisément agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime
Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime
Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime
Chute des épaules adorablement pure je t’aime
Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime
Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime
Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime
Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime
Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime
Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime
Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime
Bouche Ô mes délices ô mon nectar je t’aime
Regard unique regard-étoile je t’aime
Mains dont j’adore les mouvements je vous aime
Nez singulièrement aristocratique je t’aime
Démarche onduleuse et dansante je t’aime
Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime.


* Lou' ( Louise de Coligny-Châtillon ). "Poème à Lou" est le fruit d'une relation brève et ardente avec Louise de Coligny-Châtillon, dite Lou, une belle aristocrate rencontrée à Nice en 1914.

 

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L
Ô délices et nectars...A l'ambroisie des dieux,Ma rose,Les jours passent,Et la sensuelle,Lou,Tourbillonne dans l'esprit de Gui,Les draps de soie couvrent légèrement,L'arrogance des dunes aux parfum d'héliotropeLa chute de rein dans le divan profond,Offre sa fourrure brune aux regards ingénus,Et ma main sur son corps aimanté par la clarté mystique,De la lune sur ses seins à la chair enfantine,Délivre la sève de la racine à la tige,De l'arbre de vie que la vision nourrit.Quand la langueur de son corps devient oisive,Je suis un prince au coeur d'un Empire,Que tous les sens me damnent,De ces effloressences à l'odeur si légère,M'invitent ses yeux doux à la brûlure musicale des souffles de sa peau,Ô Lou,Délices et NectarsDivine,A l'ambroisie des dieux,J'aime cet infini, vaste comme la vie,Les colonnes blanches qui montent entre vos hanches,Où je navigue, chères de  vertigineuses douceurs,Au coeur de la nuit profonde et obscure.Votre visage illuminé est celui d'un ange,Lascive tigresse à mes rires ennivrés,De la fête qui jouit en mon coeur,Votre corps est un temple aux secrètes chaleurs,Où je dépose mes prières en gerbes colorées de fleurs,Dans un flacon de verre un flacon de verre aux vertueux filtres d'Amour,Pour que jamais Lou,N'éclose dans la pâle clarté,Et devienne la rose de mon jardin secret,Je garde jusqu'au plus haut du ciel,l'ivresse de sa peau, la couleur de ses prunelles,Dans l'éclat des rires mes soleil levant.Me nourir de son nard à l'écheveau du temps.Ô Lou, mon délice, mon nectarJe t'aimeLOU (copyright) 
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