"LES DOULEURS DU "SOLAR - PLEXUS"
... Les vers poétiques en langue albanaise qui se trouvent ci-contre dans la rubrique "Poèmes - juvéniles " de mon blog, mis sous le titre "Les douleurs du solar-plexus"ont été écrits, il y a un plus de trente ans, dans l'obscurité de la vie totalitaire de mon pays. Elles sont gardées en pleine clandestinité, dans le secret et sont présentées pour la première fois aux lecteurs albanais. ( Si l'auteur de ces vers avait osé faire cette action pendant le régime stalinien, même dans un cercle limité d'amis, il risquait cinq à dix ans de prison. Plusieurs auteurs qui avaient écrit de tels vers ont connu ce cruel et tragique destin. )
... A cette époque, je tenais des notes et j'avais osé écrire ces vers. En fait, je lisais, en clandestinité Charles Baudelaire que j'ai "découvert" grâce à mon vieil ami, Primo Shllaku, et c'était sous son influence que j'ai eu l'impulsion de commencer à écrire des poésies. Plusieurs de ces poésies font parties de mon "journal interdit", écrites vite fait et souvent sous l'effet des "spleens" de ce temps : c'est pour cela que je voulais les nommer symboliquement "Les douleurs du solar-plexus". C'est-à-dire un parallélisme symbolique, une sorte de "Fleurs de Nuit" en faisant allusion au chef d'œuvre de Baudelaire "Les Fleurs du Mal". Parce que le Mal était là de manière permanente : cruel, macabre et cynique.
... C'est pour ce motif que ces vers sont l'expression d'un type de "Poème de Silence". Elles sont l'expression de la tristesse et dans le même temps, sa voix et son cri. C'est pour cela qu'à cette époque, « le silence intérieur est devenu mon Eglise et mes poésies ont été l’autel où je les posais des vases avec mes Fleurs de Nuit» - comme écrit mon ami Primo Shllaku, dans son recueil de poèmes "Fleurs de Nuit": Et c'est justement pour cette raison que ces poésies n'ont jamais vu la lumière du soleil ...
... Ce sont mes modestes poèmes, poèmes d’amour, de révolte et de résistance, écrites pour n’être jamais publiées, pour mon plaisir, c'est-à-dire pour "moi-même". Poèmes nés dans la nuit, en cachette, dans l'obscurité des jours, sans soleil ni lumière, dans le "spleen" d'une vie sans espoir, issue des regards interdits vers les frontières de l’étranger, bien gardée par des soldats armées de kalachnikov et entourées de bunkers et de fers barbelés ...
Simbad