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SIMBAD

Le voyage pour moi ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comble de connaitre sans cesse autre chose. C'est demain, éternellement demain ...

Nikos Athanassiadis - ‘Une jeune fille nue’

Publié le 19 Mai 2008 par SIMBAD in NOTES & REFLEXIONS ( Shënime & Refleksione )

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LA FILLE NUE DE LA MER


"La légende est nécessaire car la vie est laide. Un beau mensonge est plus vrai que la plus éclatante vérité. La vraie vie, ce n'est pas celle que nous connaissons mais celle que nous cherchons à connaitre ... "

 Certaines légendes traversent les siècles sans rien perdre de leur pouvoir révélateur. Sans doute répondent-elles il des questions enfouies dans le plus secret de nous-mêmes, sans doute aussi existe-t-il en elles ce qu'on appelle un fond de vérité. Tel est le cas de la légende ou du récit rapporte dans le roman ‘Une jeune fille nue’: les amours d'une jeune fille et d'un dauphin, prés des rivages de l'ile de Mytilène, en Grèce. Que ces amours tournent au drame, qu'une tierce personne, étrangère aux secrets impérieux de la mer, vienne rompre l'enchantement de cette idylle entre deux règnes et la muer en tragédie, cela, c'est 'affaire de l’amour. L'essentiel demeure cette amitié sans limite entre un cétacé et un être humain, qui ne prête ni au sourire ni il l’étonnement mais simplement qui est.  La fraternité avec les animaux est un des rêves majeurs de t'homme. Non pas cette fausse fraternité qui laisse croire que les animaux sont capables de sentiments humains, mais l'autre, la véritable, celle qui contraint l'homme à briser, le premier, les conventions de son système, à franchir tous les miroirs dont l'illusoire transparence nous faisait croire qu'au fond, les animaux étaient notre propre reflet déformé, ébauché. Franchir ces miroirs, devenir l'ami d'un dauphin, cela exige avant tout d'oublier notre monde et d'oublier la terre. C est une initiation redoutable qui nous fait côtoyer la folie et la mort. Les Néréides et les Sirènes, ces créatures il mi-chemin du monde humain et du monde aquatique, ont incarne pendant des siècles les mirages et les dangers de cette collusion entre nature contre deux règnes. Leur chant, leur appel, leur langage sont synonymes de mort. Ils entraînent l’homme dans un univers étranger qui l'étouffe. Les victimes des Néréides et des Sirènes devenaient folles d'abord et ne mouraient qu’ensuite. Les seuls êtres à vaincre ces sortilèges furent ceux précisément qui oublièrent la parole et se mirent à chanter, eux aussi. Arion, Orphée, avec leur lyre, ont charmé les dauphins et les animaux de la terre et purent entrer vivants au royaume interdit de la mer et de la mort. Arion était de Mytilène et c’est il Mytilène qu'un oracle fit découvrir, miraculeusement préservée dans le sable, la tète coupée d'Orphée, Mytilène, l'antique Lesbos, continue, aujourd'hui encore, d'être le lieu privilégié des légendes, des noces millénaires de l'homme et de la mer. Ceux qui connaissent celle ile retrouveront aisément les lieux d'une jeune fille nue: la cote déserte ou Thomas el sa fille Angela ont construit leur cabane, la forêt pétrifiée, prés de Sigri, ou gisent des troncs d'arbres mues en rocs, Mais les lieux, si fideles qu'ils soient au cadre des légendes, n'importent guère pour eux-mêmes, La mer est le personnage essentiel de ce livre, la mer ou se dessine, dans les crêtes des vagues, les franges de l'écume, l'échine luisante des dauphins, amis de l'homme. Il serait absurde d'alourdir ce livre en montrant à quel point il aussi, prémonitoire. Disons seulement qu'on découvre présentement, par des voies qui ne sont plus celles des contes mais celles de la science, l'intelligence des dauphins, leur attirance vers l'homme, leur langage dont on déchiffre jour âpres jour la surprenante richesse. Angela, l'amante des dauphins, le savait depuis sa naissance et l'auteur aussi qui, tout enfant, ne se lassait pas d'écouter les étranges récits que les pêcheurs contaient sur les dauphins. l'un d'eux avait sauvé des requins un marin tombé de sa barque et l’avait ramené au rivage, tel autre s'était pris d'affection pour un pêcheur et poussait tous les poissons vers ses filets... Qu'importe si, avec les années, ces souvenirs se sont transformes, embellis. Une jeune fille nue est avant tout le premier livre ouvrant toutes grandes de l’imagination les portes d'un nouveau monde, il est l'histoire d'une amitié longtemps perdue, aujourd'hui retrouvée,

Préface du roman ‘Une jeune fille nue’ de Nikos Athanassiadis
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C
Simbad,Ceux qui aiment la mer devraient absolument lire ce livre. C'est véritablement une oeuvre d'art et si je devais en faire l'exégèse, je dirai qu'il s'agit d'Amour ou la Nature sauvage s'oppose à la nature maîtrisée.L'une ayant engendrée l'autre par le biais de l'humain et cet humain caractérisé de civilisation tombe amoureux de son origine qu'il veut à sont tour posséder. Les origines se cachent sous le commencement, et le commencement recherche toujours l'origine pour en détourner l'essence créative originelle par la possession de l'existence d'autrui entrainant la destruction. Ainsi, Thomas est partagé entre l'Amour d'Elisa sophistiquée et Aristocrate désirée, et l'Amour charnel, physique et vivant qu'il éprouve pour Angela la fille de la mer qui connait "l'endroit du monde où tombent les étoiles du ciel dans le grand coquillage au fond des mers". Car nous appartenons à la mer c'est elle qui donne vie à toutes les choses. Rapidement Angela et la mer ne font plus qu'un seul et même personnage. Thomas trouve en Angela son origine, elle est la mer, il la désire tout entière, mais il y a cet animal qui devient le rival d'une dramatique passion qui va les séparer à jamais malgré l'amour profond et réciproque Thomas dans le désir de maîtrise de son univers préfère détruire qu'aimer.Ainsi la civilisation ne semble pas être là ou se trouve les hommes, mais dans le rapprochement des êtres de la biosphère comme complémentaires et invisiblement liés par les lois de la Nature. C'est bien ici, la vision de Nikos Athanassiadis précurseur dans le mythe de l'indiscociable lien entre la biosphère, la biodiversité et les différents sytèmes qui les régissent. Il insiste particulièrement sur le respect pour soi même et les autres qui permet l'ouverture du coeur et la spiritualité entre tout ce qui nous origine. Le sacre de la vie.Deux goutes d'eau salées.Qui saura si ce sont des larmes de mer quand nous pleurons, la sueur de notre corps sous le soleil torride des îles, ou bien l'immensité bleue qui peint le ciel de son reflet ?Les origines se cachent sous le commencement.Je t'embrasse et suis émue de lire la préface ici.La fille de la Mer
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S
<br /> <br /> Merci !<br /> <br /> Je<br /> suis<br /> très<br /> emu<br /> de<br /> ton<br /> commentaire ! ...<br /> J'adore<br /> ce que<br /> tu<br /> as<br /> écrit<br /> et<br /> je<br /> suis<br /> d'accord<br /> avec<br /> toi.<br /> Je<br /> te<br /> remercie<br /> de<br /> ton<br /> precieux<br /> commentaire ...<br /> Mon<br /> blog<br /> est<br /> honnoré<br /> et<br /> avec<br /> lui<br /> moi,<br /> son<br /> auteur<br /> ce<br /> commentaire<br /> est<br /> un<br /> beau<br /> cadeau<br /> dans<br /> ce matin<br /> plein<br /> de<br /> soleil<br /> je<br /> pense<br /> a<br /> la<br /> mer<br /> a<br /> Itaka<br /> <br /> Simbad<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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